CENTRE D´INFORMATION ET DE GESTION DES MIGRATIONS
Pour une politique migratoire concertée
| Foire Aux Questions |
|
Vous trouverez ici les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur le CIGEM.
Le centre a pour but de fournir aux migrants potentiels des informations sur les possibilités de migration légale vers l’Europe et vers d’autres destinations, ainsi que sur les opportunités de formation et d’emploi au Mali même. Pour l’instant, il n’est pas prévu que le centre aide de manière directe les migrants à trouver un emploi en Europe. Il contribuera plutôt, à travers les activités d’information et d’orientation, à améliorer l’employabilité des migrants potentiels et de retour. Sur demande, le centre aura également la capacité de soutenir les autorités maliennes dans la négociation d’accords relatifs à la migration de travailleurs avec des États membres de l’UE et d’autres régions. L’entrée en vigueur de ce type d’accords bilatéraux étendra les voies légales de la migration du travail.
L’Afrique subsaharienne est en train de prendre de plus en plus conscience des avantages que la migration peut apporter pour le développement (comme par exemple via des contributions techniques et financières par la diaspora, des bénéfices mutuels suite à l’échange de travailleurs) et de la nécessité de réduire au minimum ses effets négatifs. Le Mali est le deuxième pays d’Afrique de l’Ouest par la taille. Sa position centrale et ses frontières perméables en font un pays de transit, d’origine et de destination des flux migratoires. Le gouvernement malien mène depuis plusieurs années des actions spécifiques en faveur des Maliens de l’Extérieur sous la responsabilité d’un Ministère spécifique, il est actif et a apporté son soutien aux actions dans le cadre des discussions euro-africaines sur les migrations et s’est montré intéressé par la création de ce centre. Le Mali possède aussi une agence nationale pour la promotion de l’emploi. Le centre constitue donc un moyen d’appuyer le gouvernement malien dans ses efforts pour une meilleure gestion des migratoires.
Les mouvements migratoires s’inscrivent dans l’histoire malienne et dans les dynamiques socio- économiques de la sous région. Ils sont largement orientés vers les pays limitrophes (Côte d’Ivoire essentiellement) et l’Afrique Centrale (Gabon, Cameroun). Ils répondent à des stratégies essentiellement économiques. La décision de départ ne résulte pas d’un simple calcul coûts-avantages individuel mais d’un projet construit socialement. La migration doit être comprise comme un réseau complexe d’interactions entre le milieu de départ, le migrant et le milieu d’accueil. Dans des contextes économiques africains en difficulté, les migrations masculines, plus anciennes, sont à analyser comme une composante des stratégies familiales de diversification des revenus. Ces migrations se transforment et de plus en plus de jeunes et de femmes participent à cette mobilité. En Afrique sub-saharienne, la mobilité interne des jeunes répond le plus souvent à des impératifs économiques, la mobilité pour une formation scolaire/universitaire étant réservée à une minorité. Par rapport à la question des flux clandestins, le CIGEM développera une stratégie axée sur plusieurs volets (cf. une des réponses précédentes) :
Le CIGEM prévoit différentes actions pour les migrants de retour, volontaire ou pas, en fonction de leurs profils respectifs et objectifs personnels. Les actions peuvent aller de la diffusion d’informations utiles pour préparer le retour aux mesures d’accompagnement jusqu’à une aide à la réinsertion. Chacune des approches a été conçue en vue d’un seul objectif qui est de donner au migrant de retour une perspective de réintégration au Mali d’un point de vue socio-économique. Les actions concernant les migrants retournant au Mali seront conduites en étroite coopération avec la Délégation Générale des Maliens de l’Extérieur.
Les principales activités du centre ont trait à :
Les actions du centre visant à mobiliser la diaspora malienne pour le développement du pays d’origine seront menées en synergie avec des initiatives. Le centre soutiendra le projet de « transfert des connaissances par l’intermédiaire des expatriés » (TOKTEN ), géré par le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD). Ce projet cofinance des missions d’appuis et d’échanges techniques de Maliens qualifiés résidant à l’étranger essentiellement au niveau de l’université. L’objet de ces missions d’universitaires maliens est notamment l’organisation de cours sur des questions spécifiques, l’appui à la création de nouvelles formations et établissement de contacts entre professeurs. Certains étudiants maliens sont suivis dans la préparation de leur thèse et dans leurs travaux de recherche conjointement par des professeurs maliens de l’université de Bamako et d’universités étrangères. Le CIGEM soutiendra l’extension du programme TOKTEN à d’autres domaines que celui de l’enseignement supérieur, notamment la santé, l’agriculture et le secteur privé et appuiera son élargissement géographique.
La mise en place du centre est financée dans le cadre du 9ème Fonds Européen de Développement (FED) à hauteur de dix millions d’euros, un financement additionnel pouvant éventuellement être mobilisé au titre du 10ème FED. Le centre est placé sous la tutelle du Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, il constitue par conséquent un outil technique au service des autorités maliennes. Le CIGEM emploie près de 35 personnes qui fournissent des services de conseil sur les questions de migration (y compris en matière d’opportunités d’emploi et de formation au Mali et à l’étranger), effectuent des travaux de recherche la problématique, traitent des questions de retour des migrants et favorisent l’implication des Maliens de l’extérieur dans le développement du Mali.
|
| Sélection des candidats pour les bourses de formation professionnelle PAPESPRIM 2010 |
| Symposium sur le genre 2010 : Migration et développement socioéconomique en Afrique, 24-26 novembre 2010 |
| Sciences Po Mali : lancement du Master 2 Géostratégie de l'IEP d'Aix en Provence |
|
| Création de l'Observatoire ACP sur les migrations |
|
| Atelier Migrations Africaines, novembre 2010, Sénégal |